Zoom sur les microbes

Ces microbes qui infectent les humains


Fièvre hémorragique

Fièvre hémorragique

© Illustration Bruno Laporte

Nom de l’espèce : le virus Ebola, de la famille des Filoviridae

Nom de la maladie : fièvre hémorragique Ebola

Historique de la maladie

Passé : en 1976, 430 cas mortels de fièvres hémorragiques sur 550 patients infectés par le virus Ebola furent enregistrés au Zaïre et au Soudan.

Présent : dans les pays industrialisés, les cas de fièvre hémorragique sont extrêmement rares. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le 15 juin 2015, on comptait 27 305 cas signalés de maladie à virus Ebola et 11 168 décès rapportés en Afrique de l'Ouest. Le 9 mai 2015, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré le Liberia exempt de virus Ebola, annonçant ainsi la fin prochaine de l'épidémie ayant débuté en 2014. Aucun cas n'a été confirmé au Canada.

Prévision : plusieurs chercheurs craignent que les virus causant des fièvres hémorragiques comme le virus Ebola puissent, dans des circonstances favorables, causer bien plus de décès que la pandémie actuelle du sida. Ces virus sous-tendent en quelque sorte une des grandes vulnérabilités de l'humanité.

Mode d’action du microbe : les effets dévastateurs du virus rendent très difficile l'étude de son mode d'action. Il est généralement accepté que la destruction des tissus soit un effet direct de la multiplication du virus.

Symptômes de la maladie : fièvre soudaine, malaises, myalgie (douleurs musculaires), maux de tête, pharyngites, vomissements, éruption cutanée, hémorragies accompagnées d'arrêt des fonctions d'un ou de plusieurs organes, décès.

Période d’incubation : deux à vingt-et-un jours

Période de transmissibilité : aussi longtemps que les sécrétions ou le sang contiennent le virus.

Réservoir : inconnu malgré de nombreuses études. Les scientifiques ont identifié des espèces de chauve-souris qui seraient naturellement porteuses du virus. Autrement dit, ces animaux n'ont pas de symptômes de maladie, mais peuvent transmettre le virus aux humains.

Propagation : la transmission de personne à personne se fait par contact direct avec du sang, des sécrétions, des organes ou du sérum infectés. C'est après le décès que la contagion est la plus importante.

Traitement de la maladie : il n'existe actuellement aucun traitement spécifique pour le virus Ebola. Le traitement de soutient qui est offert consiste à réhydrater, nourrir le patient et lui donner des antibiotiques en cas de complication infectieuse. Un traitement par injection d'anticorps monoclonaux est en développement.

Distribution de l’espèce : Afrique

Prévention : isolement des personnes infectées, vêtements de protection pour le personnel médical afin d'éviter le contact avec les liquides biologiques.

Vaccin : non disponible, mais plusieurs vaccins expérimentaux, dont le VSV-EBOV développé par l'Agence de santé publique du Canada, sont à l'essai.