Zoom sur les microbes

Ces microbes qui infectent les humains


Virus de la fièvre jaune

Virus de la fièvre jaune

© CDC

Nom de l’espèce : le virus de la fièvre jaune est un flavivirus de la famille des Flaviviridae.

Nom de la maladie : fièvre jaune

Historique de la maladie

Passé : la fièvre jaune fut la première maladie humaine attribuée à un virus. De larges épidémies affectèrent l'Amérique tropicale aux 17e, 18e et 19e siècles et en firent la « maladie la plus redoutée des Amériques ».

Présent : Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la maladie frapperait chaque année approximativement 200 000 personnes et entraînerait environ 30 000 décès, la plupart du temps en Afrique où la maladie est endémique. Entre 1970 et 2002, neuf cas de fièvre jaune furent rapportés chez des voyageurs internationaux non vaccinés venant des États-Unis et de l’Europe. Depuis 1942, aucune épidémie de fièvre urbaine n’a été transmise par le moustique A. aegypti en Amérique.

Prévision : plusieurs villes d’Amérique souffrent d’une ré-infestation par le moustique A. aegypti ce qui pourrait possiblement dégénérer en épidémie. Cependant, en 1998 au Canada, aucun cas n’a été répertorié.

Mode d’action du micro-organisme : ce virus est capable de se multiplier à l’intérieur des différents tissus du moustique Aedes aegypti, communément appelé le moustique du tigre asiatique (asian tiger mosquito) aussi bien que dans les tissus humains ou de singes. Le virus se rend dans les ganglions lymphatiques puis se déplace vers le foie, la rate, les reins et le cœur.

Symptômes de la maladie : fièvre, douleurs musculaires, nausées, vomissements. Une jaunisse peut survenir, modérée au début de la maladie et plus grave à la fin. La fièvre et la jaunisse ont donné le nom à la maladie. La plupart des cas se rendent à ce stade puis sont suivis d'une guérison. Dans certains cas pourtant, une lésion des reins peut se produire et devenir fatale.

Distribution de l’espèce : la plupart des pays tropicaux de l’Amérique centrale et du Sud ainsi que l’Afrique.

Période d’incubation : environ trois à six jours

Période de transmissibilité : le sang humain peut contaminer des moustiques un peu avant l’apparition de la fièvre et durant les premiers trois à cinq jours de la maladie. Ensuite, vient une période d’incubation de neuf à douze jours chez le moustique après laquelle le moustique peut transmettre la maladie durant le reste de sa vie.

Propagation : la maladie se propage par un moustique nommé Aedes aegypti . Il existe deux cycles de propagation : le cycle urbain (épidémique) et le cycle de la jungle. Dans le cycle urbain, le virus est transmis de personne à personne par des morsures de moustiques. Un patient atteint contient le virus dans son sang. Lorsque le moustique pique l’humain, il prend du sang et ainsi le virus. Celui-ci se rend alors dans les tissus intestinaux de l’insecte, s’y multiplie puis se déplace jusque dans les glandes salivaires du moustique. En piquant d’autres humains, l’insecte leur injectera le virus. Le cycle de la jungle s’effectue sensiblement de la même façon, mais les cibles de l’insecte sont des animaux sauvages comme les singes.

Réservoir : humains, singes, moustiques

Découvreur de l’espèce : Walter Reed en 1901

Traitement de la maladie : aucun traitement n’existe contre cette maladie.

Distribution de l’espèce : le virus est surtout présent en Amérique centrale et du Sud ainsi qu’en Afrique.

Prévention : vaccin

Vaccin : le vaccin utilisé est en fait le virus atténué. Ce vaccin est efficace dans 99 % des cas. L’immunisation persiste dans l’organisme pendant trente-cinq à quarante ans, mais un rappel est suggéré aux dix ans pour les voyageurs qui vont dans des endroits à risque.

Autres : la vaccination est souvent requise pour l’entrée dans les zones d’endémie. Bien que la fièvre jaune soit très répandue en Amérique du Sud et en Afrique, elle n’a jamais atteint l’Asie, même si les humains s’y font également piquer par A. aegypti. La raison en est inconnue.