Zoom sur les microbes

Ces microbes qui infectent les humains


Symptômes de l’hépatite B

Symptômes de l’hépatite B

© Illustration Bruno Laporte

Nom de l’espèce : le virus de l’hépatite B (HBV) fait partie de la famille des Hépadnaviridae.

Nom de la maladie : hépatite B

Historique de la maladie : en 1998, 970 cas d’hépatite B ont été enregistrés au Canada. Dans les pays industrialisés, les personnes les plus sensibles à ce virus sont les individus qui utilisent des aiguilles contaminées pour l’usage de drogues intraveineuses par exemple. Dans le monde, 200 millions de personnes souffrent d’une infection chronique causée par le virus de l’hépatite B.

Mode d’action du microbe : le microbe entre dans le sang et infecte les cellules hépatiques, c’est-à-dire les cellules du foie. L’infection peut causer une dégradation de certaines composantes du sang, ce qui provoque parfois une jaunisse.

Symptômes de la maladie : la plupart des personnes atteintes du virus de l’hépatite B ne présentent aucun symptôme durant les six premières semaines et jusqu’aux six premiers mois suivant la contamination. Après un certain temps, la maladie commence à se manifester graduellement par de la fièvre, une perte d’appétit, des douleurs abdominales, des nausées et de la fatigue. Il y a souvent apparition d'une jaunisse, la peau de la personne atteinte devenant jaune. La maladie n’est généralement pas fatale, toutefois, dans 5 à 10 % des cas, le virus persiste dans l’organisme pendant plusieurs années. Une infection chronique, c’est-à-dire à long terme, pourra éventuellement engendrer un cancer du foie, le carcinome hépatocellulaire. Ce type de cancer, assez rare aux États-Unis, est plus commun dans certaines régions d’Afrique et du sud de l’Asie.

Période d’incubation : de 60 à 90 jours, en moyenne

Période de transmissibilité : la période de transmissibilité débute plusieurs semaines avant l’apparition des symptômes et se prolonge durant la phase aiguë de la maladie.

Réservoir : humains

Propagation : par des produits sanguins contaminés ou par voie sexuelle. Le virus peut aussi se transmettre de la mère à l’enfant.

Traitement de la maladie : lorsqu’une personne pense avoir été en contact avec du sang contaminé, elle peut recevoir une injection d’anticorps antihépatiques (immunoglobulines) dans les sept jours suivants.

Distribution de l’espèce : mondiale

Prévention : vaccin. L’utilisation d’un condom et la restriction du nombre de partenaires sexuels sont également des moyens de prévention. Une hygiène rigoureuse est par ailleurs conseillée, c’est-à-dire le lavage régulier des mains, surtout lorsqu’il y a contact avec du sang. Il faut enfin éviter de partager des seringues, des rasoirs ou même des brosses à dents.

Vaccin : le vaccin contre l’hépatite B fut le premier vaccin humain développé par la technologie de l’ADN recombinant. Ce vaccin est constitué d’une partie du virus appelée antigène de surface. Au Québec, les enfants de la 4e année du primaire ainsi que les femmes ayant des comportements à risque sont vaccinés contre l’hépatite B.

Effets secondaires du vaccin : dans la plupart des cas, le vaccin n’a aucun effet secondaire. Cependant, il peut arriver que des personnes présentent une rougeur ou une légère enflure du site d’injection. Très rarement, le vaccin occasionnera des maux de tête, de la fièvre, des muscles endoloris et des réactions allergiques. Le vaccin est efficace dans 90 % des cas.

Autres : la transmission par les transfusions sanguines est maintenant rare dans les pays industrialisés puisque des vérifications rigoureuses de la présence du virus de l’hépatite B sont systématiquement effectuées lors des dons de sang.