Laboratoire de recherche


Séquence vidéo présentant le principe de fonctionnement d’un microscope électronique à transmission.


Nécessite le plugiciel Flash : Télécharger Flash Player

Microscope électronique à transmission

© Nicole Catellier, Cinémanima

Véronique Bougie : Bonjour Monsieur Alain !

Monsieur Robert Alain : Bonjour Véronique !

Véronique Bougie : Ça va bien ?

Monsieur Robert Alain : Ça va bien. Toi ?

Véronique Bougie : Oui ! J’ai enfin mes échantillons pour analyse sous microscope. Est-ce que tu peux les faire pour moi et m’expliquer comment ça fonctionne ?

Monsieur Robert Alain : Oui, bien sûr ! La partie principale d’un microscope électronique, c’est la colonne. La colonne se divise en quatre parties. La première partie, ici, en haut, est formée d’un canon électronique ou cathode, d’une anode et d’un ou deux condenseurs qui sont des lentilles électromagnétiques. On a ensuite une deuxième partie, une chambre de spécimens, qui est située à ce niveau-là. Le système d’images qui est formé par trois condenseurs électromagnétiques – l’objectif, l’intermédiaire et le projecteur. Et aussi un système de capture d’images, qui peut être soit un écran phosphorescent, soit les oculaires, une caméra 35 millimètres, une caméra digitale ou une caméra de télévision. On regarde ta grille ?

Véronique Bougie : Oui !

Monsieur Robert Alain : Ça, c’est le porte-spécimen. Donc, on enlève le petit cap ici, on insère la grille, je remets le cap, je referme.

Véronique Bougie : Comment on fait pour voir une image si grosse de cette petite grille-là ?

Monsieur Robert Alain : Le principe, en fait, c’est que lorsqu’on met sous tension à environ 100 kilovolts, il se produit un faisceau électronique qui passe à travers la lentille du condenseur; ensuite, ce faisceau-là est envoyé vers le spécimen qui est à ce niveau- ci et l’image – en fait, c’est un ombrage du spécimen — apparaît, à l’aide d’autres lentilles, ici, sur un écran phosphorescent dans le bas de la colonne. À ce moment-là, on peut capter à différents endroits l’image.

Véronique Bougie : OK.

Monsieur Robert Alain : Donc, on insère maintenant la plaque dans la chambre du spécimen. On fait l’évacuation parce que la colonne, ici, doit être sous vide, parce que s’il y avait de l’air dans la colonne, les électrons frapperaient les molécules d’air, puis iraient dans tous les sens.

Véronique Bougie : OK.

Monsieur Robert Alain : On regarde ton échantillon ?

Véronique Bougie : Oui !

Monsieur Robert Alain : D’abord, on va allumer le filament. Donc, on met la haute tension et on ouvre le filament. Donc, le principe c’est que le filament étant chauffé en mettant la haute tension entre 75 et même jusqu’à 375 kilovolts, ça produit un faisceau électronique qui passe à travers le spécimen qui est à ce niveau-ci et c’est l’ombrage du spécimen que l’on voit apparaître sur un écran phosphorescent dans le bas de la colonne. Donc, l’image que l’on obtient, c’est du noir sur blanc. Donc, on regarde qu’est-ce qu’on retrouve… c’est un bel échantillon. On envoie l’image sur l’écran de télévision. Donc, on peut voir toutes les unités virales. Ce sont des virus de l’influenza, le virus de la grippe. Tu as bien travaillé ! C’est un bel échantillon !

Véronique Bougie : Ha ! Bien, merci ! Donc, tu vas me faire parvenir le résultat par courriel ?

Monsieur Robert Alain : Oui, je t’envoie cela par courriel. Tu vas avoir cela bientôt.

Véronique Bougie : Merci beaucoup !

Monsieur Robert Alain : Ça fait plaisir !